Exposition : LE PARFAIT FLÂNEUR

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Exposition : LE PARFAIT FLÂNEUR

Commissaire :  Hilde Teerlinck

LE PARFAIT FLÂNEUR

Durant la biennale de Lyon, Le Palais de Tokyo en partenariat avec la Fondation Pierre Bergé présente une sélection d’artistes émergeants français ou résidents en France. Commissaire invité pour l’occasion, Hilde Teerlinck conçoit l’exposition comme une promenade où les visiteurs ont l’occasion de « flâner » dans un ancien entrepôt laissé à l’abandon, tout près de la sucrerie.

Auparavant réutilisé comme terrain de paintball, l’usine porte les traces colorées du passé qui l’habite encore aujourd’hui. Résolue à en changer l’histoire, Hilde Teerlinck décide de garder les lieux en l’état, friche industrielle marquée, mais d’y ajouter les œuvres de jeunes artistes contemporains (Anne-Charlotte Yver, Sarah Fauguet et David Cousinard, Matheus Rodrigo, Marie-Luce Nadal, Anne-Charlotte Finel, Pierre-Olivier Arnaud, Arash Nassari, Mengzhi Zheng, Vivien Roubaud) en vue d’y injecter onirisme et rêverie.

Pour le parfait flâneur, l’enjeu est alors de déambuler dans cet univers fantasmatique, où des installations, des projections vidéo, des sculptures diverses permettent de revisiter les lieux, de s’ouvrir à la balade sensible, d’avoir les sens en émoi. Tantôt apathique, tantôt électrique, l’atmosphère se dégageant des lieux entraine les visiteurs à se laisser porter par le flux constant des œuvres qui l’habitent.

Plongé au cœur d’une ambiance chargée de suspens, atmosphère électrique, une attente spécifique se dessine. Chaque promeneur se prend alors au jeu de déambuler parmi les autres, les inconnus, dans un univers hors du commun, entouré par des satellites objectaux, œuvres identifiées et pourtant difficiles à définir. S’impose alors l’impératif de « dégager de la mode ce qu’elle peut contenir de poétique dans l’historique, de tirer l’éternel du transitoire » pour reprendre Baudelaire.

Autant de points de vue qu’il en faut pour permettre à une véritable histoire de se scénariser. Chaque œuvre porte avec elle l’idée sous-jacente, une connotation propre. Toutes différentes les unes des autres, de l’architecture à l’urbanisme en passant par la sociologie. L’appréhension du paysage urbain est fortement présente dans cette exposition, la nature, la société, une réflexion est portée sur l’éveil à l’écologie, aux nouvelles formes de conscience environnementales. Les discours se croisent mais ne se ressemblent pas. Certains sont critiques, d’autres socio-politiques, d’autres encore apaisent les esprits. Les artistes ont, pour beaucoup, choisis de réaliser des installations in situ, jouant sur la symbolique du lieu, en résonnance avec le caractère atypique de l’usine. D’autres artistes proposent des performances éphémères, spectacle de rue, apprentissage et dressage pour l’humain qui s’y surprend attentif.

Car c’est bien là que réside le vrai rêve du ‘parfait flâneur’ ; au centre de l’action, présent et absent à la fois, méditatif et observateur.

 

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